La coriandre, souvent source de malentendus, divise les palais. Entre adorateurs et détracteurs, explorons les raisons de cet écart de goût.
Que ce soit dans un curry indien, des tacos mexicains ou simplement dans une salade, la coriandre est omniprésente. Considérée comme une herbe aromatique phare, elle est pourtant un sujet de discorde dans le monde culinaire.
Une aversion partagée, surtout en Europe
Des comparaisons variées : de l'odeur de savon à celle de moisissure, les critiques sur la coriandre ne manquent pas. Elle divise tant et si bien que, dans de nombreux restaurants, ceux qui la repoussent trient même méticuleusement leurs plats pour en enlever chaque feuille. Une étude de 2012 parue dans la revue Flavour a révélé que 21% des Nord-Américains, 17% des Européens et 14% des Africains n’apprécient pas cette herbe, tandis qu'au contraire, plus de 93% des habitants de l'Asie du Sud l'affectionnent.
Dégoût ou préférence ? Les deux théories
Deux explications émergent quant à cette aversion :
- Théorie de l'odeur : Selon Jay Gottfried, chercheur en neurosciences, l'odeur de la coriandre, souvent assimilée à celle du savon, pourrait déclencher un rejet cérébral automatique, la cataloguant comme un produit non comestible.
- Théorie génétique : Des études indiquent que les personnes qui n'aiment pas la coriandre pourraient posséder un gène, OR6A2, qui les rend particulièrement sensibles à l'odeur de l'aldéhyde, un composé présent dans cette herbe et le savon.
Intolérance ou simple aversion ?
Bien que le dégoût pour la coriandre soit puissant chez certains, cela ne signifie pas qu'ils sont réellement intolérants. Le Dr Philippe Pouillart, expert en sciences alimentaires, souligne que l'aversion est simplement une question de goût, et non d'intolérance immunitaire : "On n'est pas intolérant à la coriandre, on la rejette juste pour son goût".







