Ce dimanche sur France 5, le documentaire Le roquefort, tout un fromage examine de près la fabrication de ce trésor national. C'est l'occasion parfaite pour clarifier la distinction entre le bleu et le roquefort.
Le "bleu" et le "roquefort" sont tous deux des fromages à pâte persillée, ce qui conduit souvent à les confondre à tort. Ils sont pourtant très différents, tant sur le plan gustatif que de la méthode de production. Laurent Dubois, Meilleur Ouvrier de France Fromager en 2000, nous en dit plus.
Roquefort VS bleu : plongée dans les différences
Reconnu comme le premier fromage à obtenir une AOC en 1925, le roquefort est un monument de la gastronomie française. Produit à partir de lait cru de brebis de Lacaune, il est élaboré selon une charte stricte dans plusieurs départements tels que l'Aveyron et l'Aude. Selon Laurent Dubois, "il se déguste de novembre à juin" et sa saveur équilibrée et ronde est adoucie par le lait de brebis, tout en mettant en avant un goût prononcé de moisissure.
Focus sur le bleu : caractéristiques distinctes
En revanche, le bleu, comme le bleu d’Auvergne, est fabriqué à partir de lait de vache, ce qui lui confère une coloration plus jaunâtre. Sa texture est plus crémeuse et son goût variera davantage selon les affinages, note le MOF fromager. Contrairement au roquefort, le bleu est disponible tout au long de l'année, grâce à un approvisionnement en lait de vache plus important et à une production souvent industrielle. À l'inverse, le roquefort se distingue par un affinage toujours artisanal, ce qui en fait un fromage à part entière.
Cet article, initialement publié le 26 novembre 2018, a fait l'objet d'une mise à jour.







