Un nom imprononçable mais adoré des amateurs de glaces
Depuis dix-sept ans en France, Häagen-Dazs mise sur une production 100 % naturelle et inaugure un concept store de trois étages sur l’avenue des Champs-Élysées.
Jeudi dernier, une foule triée sur le volet s’est rassemblée pour fêter l’ouverture de la plus grande boutique Häagen-Dazs au monde. Ce temple de la glace, étendu sur 1 200 m², célèbre l’univers de la marque tout en honorant l’héritage de son fondateur, Reuben Mattus, qui a commencé avec des sorbets dans les rues de New York.
Un parcours inspirant
Reuben, originaire de Pologne, émigre avec sa mère aux États-Unis en 1921 suite à la perte de son père. À seulement 8 ans, il sillonne le Bronx, vendant les créations de sa mère. Sa passion pour les glaces l'amène à se marier en retard, absorbé par son travail. Avec sa femme Rose, il s'investit dans le marketing et la création de nouvelles recettes, assurant leur succès jusqu'aux années 1950.
Confronté à la mainmise des grands groupes sur le marché des glaces, Reuben se concentre sur la qualité. Il perfectionne sa recette en utilisant uniquement des ingrédients naturels, sans additifs ni conservateurs. Son audace paie : en 1961, le nom Häagen-Dazs fait son apparition, conçu pour évoquer une origine scandinave qui renforce l’image de sophistication de la marque.
La résilience d'Häagen-Dazs
Avec seulement trois parfums à son lancement, Häagen-Dazs connaît un succès fulgurant. Dans les années 1970, Doris, la fille de Reuben, ouvre les premières boutiques et franchit les frontières du succès. En 1981, Reuben meurt, mais son héritage perdure grâce au groupe Pillsbury, qui préserve les standards de qualité.
Häagen-Dazs s’étend rapidement à l’international, avec une première boutique au Japon en 1985, suivie par l'Europe et notamment la France en 1990. Le dernier bijou de la marque, l'usine d’Arras, produit pour 70 pays, tout en maintenant des normes d’hygiène strictes et un processus de contrôle rigoureux.
Les défis du marché français
Malgré l’attachement aux recettes traditionnelles, Häagen-Dazs fait face à des défis uniques comme celui de la perception des couleurs des glaces. La pistache, souvent attendue verte, a été mal reçue dans sa teinte crème. La marque propose actuellement 24 parfums pour le marché français, mais se prépare à relancer d'anciennes recettes, comme la crème glacée au Dark choc orange, disponible dès septembre. Le temple des Champs-Élysées, ouvert tous les jours jusqu'à 2 heures du matin, promet de ravir les amateurs de crème glacée.







