Des scientifiques, financés par le lobby du sucre, auraient minimisé les risques associés à la consommation de sucre sur la santé cardiaque. Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine révèle que certains chercheurs ont été rémunérés pour orienter leurs travaux en faveur du sucre, tout en blâmant injustement les graisses.
Manipulation d'études scientifiques
Cristin Kearns et ses collègues de l'Université de Californie à San Francisco ont examiné des documents internes de la Sugar Research Foundation (SRF). Ils affirment que cette organisation a sponsorisé des recherches, dont la première remonte à 1965, publiées dans le New England Journal of Medicine. Ces études ont mis l'accent sur le rôle des graisses et du cholestérol dans les maladies coronariennes, tout en minimisant la contribution du sucre.
Un financement douteux
Les chercheurs ont découvert que John Hickson, un dirigeant de la SRF, avait encouragé des scientifiques de Harvard à modifier leurs conclusions pour minimiser les dangers du sucre. En échange de leur travail, ils ont perçu une prime de 6 500 dollars, équivalente à près de 50 000 dollars en 2016, leur demandant spécifiquement de réduire l'importance des effets néfastes du sucre sur la santé cardiovasculaire.
Les implications de cette révélation
Ce scandale soulève des questions sur l'intégrité de la recherche scientifique et l'influence potentielle des lobbies sur la science. Cela met en lumière la nécessité d'une transparence et d'une indépendance accrues dans les études sur la nutrition et la santé publique. Les consommateurs méritent de pouvoir faire des choix éclairés, basés sur des informations fiables et non biaisées.







