Frédéric Mitterrand savoure le classement du repas à la française au patrimoine de l’humanité
Récemment, le repas gastronomique a été reconnu par l'Unesco comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité. À cette occasion, le ministre de la Culture a partagé sa passion autour de cette belle tradition culinaire.
Un symbole à valoriser
LE FIGARO. – Le repas français avait-il besoin d'être protégé ?
Frédéric Mitterrand. – Inscrire le repas français au patrimoine mondial, c'est avant tout le valoriser. Ce choix correspond à une vision voulue par le président de la République. Nous en sommes fiers, comme lorsqu'une étoile est mise à l'honneur.
Échanges culturels et influences
Des influences italiennes à la cuisine française ?
Il n'y a rien d'arrogant dans cette distinction. Si l'Italie souhaite faire valoir ses propres traditions culinaires, je serai le premier à les soutenir. La beauté de notre gastronomie est d'accueillir et d'intégrer d'autres influences, comme le couscous, apprécié des Français. L'harmonie des cultures enrichit notre cuisine.
Entre tradition et modernité
Concilier tradition et nouvelles tendances
Il est possible d'apprécier la cuisine traditionnelle tout en honorant le "Fooding", qui offre une approche plus ludique de la gastronomie. On peut aimer des styles différents, comme les œuvres de Rembrandt et Basquiat.
Les effets du classement mondial
Ce classement pourrait favoriser une dynamique de propositions visant à soutenir les jeunes chefs tout en resituant la cuisine familiale au centre de nos valeurs culturelles. Mon enfance, marquée par les repas faits maison, m'a nourri de ces traditions.
Repas et santé : un équilibre à trouver
Le repas, en tant que pratique culturelle, s'adapte à notre société actuelle. Il est possible de célébrer cette gastronomie tout en maintenant une vie saine. La cuisine doit rester accessible et festive.
Des goûts personnels
Vous êtes plutôt sucré ou salé ?
Je suis poivré !
Et les plats que vous n’aimez pas ?
Je n'ai jamais réussi à aimer la betterave rouge. Mais, comme le général de Gaulle, je reste fidèle au pot-au-feu et aux soupes, toutes les soupes.
Votre rapport avec la sauce ?
Je sauce, sans hésitation, avec mon pain.







