Le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation met en garde les consommateurs concernant la consommation de poissons crus et de mollusques. Entre juillet et août 2018, quatre cas d'anisakiase digestive ont été signalés dans le département du Finistère.
Dangers de l'anisakiase digestive
L'anisakiase digestive est un trouble grave causé par un parasite de la famille des Anisakidae, que l'on trouve dans certains poissons et céphalopodes, comme les calmars et les pieuvres. Ce type de parasite est principalement présent dans les mers tempérées et froides de l'hémisphère nord. Selon les espèces et les zones de capture, jusqu'à 100 % des poissons sauvages peuvent être infestés par des larves d'Anisakidae, rendant certaines espèces comme le hareng, le maquereau, ou le flétan particulièrement préoccupantes.
Conseils de prévention contre l'intoxication
L'anisakiase survient lorsque les larves vivantes pénètrent dans le tube digestif, provoquant divers symptômes allant de douleurs abdominales à des allergies graves. Pour éviter ce risque, il est conseillé aux amateurs de sushi et de sashimi de suivre ces recommandations :
- Vider le poisson dès son achat.
- Opter pour des tranches fines afin de détecter les parasites.
- Congeler les produits pendant au moins 7 jours à -20°C avant consommation.
Une autre méthode de prévention consiste à cuire le poisson. Une cuisson d'une minute à 60°C au cœur, ou 70°C au micro-ondes, peut éliminer les parasites. Il est donc primordial d'adopter de bonnes pratiques pour savourer ces mets tout en préservant sa santé.







