En pleine ascension, les bières sans alcool sont souvent considérées comme une option « saine » face aux boissons alcoolisées traditionnelles. Toutefois, certaines de ces alternatives pourraient impacter négativement le métabolisme, entraînant des risques comme le diabète ou l’obésité.
Selon une étude dévoilée dans la revue Nutrients, le marché des bières sans alcool est en plein essor, atteignant plus de 37 milliards de dollars en 2024, avec 12 % des Français qui en consomment régulièrement. Pourtant, ces boissons ne sont pas forcément inoffensives pour la santé métabolique.
La recherche a été menée sur un échantillon de 44 jeunes hommes en bonne santé pendant un mois, où différents types de bières sans alcool ont été comparés à de l’eau. Les participants buvaient chaque jour 660 ml, équivalent à deux bouteilles, de l’une des trois variétés (pilsner, blanche ou « mixte » aromatisée) ou simplement de l’eau. Des analyses sanguines régulières permettaient d’évaluer des facteurs cruciaux tels que la glycémie, les lipides sanguins, les enzymes hépatiques et la composition du microbiote.
Augmentation de la glycémie et des r^isques associés
Les résultats sont préoccupants. Certaines bières sans alcool ont provoqué une élévation de la glycémie à jeun, de l’insuline et des triglycérides - autant d’indicateurs de risque pour le diabète et les maladies cardiovasculaires. En particulier, la bière blanche a causé une augmentation de l’insuline, tandis que les bières mixtes ont élevé la glycémie et les triglycérides. Ainsi, consommer deux bières sans alcool par jour peut perturber l’équilibre métabolique.
Attention à la teneur en sucre
Le principal coupable semble être la haute teneur en sucre et en calories de certaines bières, en particulier celles aromatisées aux fruits. Ces caractéristiques contribuent non seulement aux troubles métaboliques, mais augmentent également le risque de surpoids et d’obésité.
En revanche, la pilsener a montré un profil métabolique plus positif, sans impact sur la glycémie et ayant même contribué à une réduction du cholestérol total et du LDL. Ce type de bière a également été associé à une légère amélioration des marqueurs hépatiques et à des effets bénéfiques sur le microbiote intestinal.
Prudence pour les populations à risque
Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec précaution. L’étude, bien que rigoureuse, est de courte durée et n’a été réalisée que sur un petit groupe d’hommes jeunes et en bonne santé, rendant ses conclusions difficilement généralisables aux femmes, aux personnes âgées, ou à celles souffrant déjà de troubles métaboliques.
En attendant des recherches approfondies, les experts recommandent une vigilance accrue. Les bières sans alcool, en particulier celles riches en sucre, ne représentent pas nécessairement une option saine. Pour prévenir le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, l’eau et les boissons pauvres en sucre restent les choix les plus sûrs.







