Un hommage culinaire et humain au patrimoine vendéen
Rien n'arrête notre ami, le steward, grand pourvoyeur d'adresses pour les amateurs de bonne cuisine. Après avoir défendu les terrines maison et les bistrots français en danger, il lance un appel chaleureux : "Sauvons la Vendée. Après la tragédie de La Faute-sur-Mer, faisons un geste." Sous son impulsion, on redécouvre cette région si belle, souvent méconnue. La Vendée, avec son architecture romane et ses paysages apaisants, mérite d'être revisitée, même si son rythme peut sembler monotone par moments.
Lors de notre visite, nous avons réservé chez Thierry Drapeau à La Chabotterie, à Saint-Sulpice-le-Verdon. La propriété, élégante et accueillante, ne comptait que notre voiture sur un parking plutôt vide. Étrange sensation d'être seuls dans un tel lieux. Cela crée un mélange de gêne et d'excitation, car on ressent le poids de l'expérience qui se joue en cuisine. On a presque envie de prêter main-forte au chef et d'aider à la préparation des plats.
Il est intéressant de constater que, inspirés par l'engouement pour les préliminaires dans les revues culinaires, les chefs semblent prendre la cuisine au sens figuré. Les plats, bien présentés, témoignent d'une attention particulière, des homards bleus cuits à la perfection entourés de petits pois, aux charmantes fleurs comestibles apportant une touche colorée. Bien que la sommellerie ait été hésitante, un Bordeaux (Château Haut Gros Caillou 2005) s'est finalement installé sur la table. Pour couronner le tout, deux kamok, une liqueur de café locale, ravirent notre palais. Le steward, toujours en quête de la dernière goutte, ne manqua pas d'ajouter que la prochaine fois, il se tournerait vers le ratafia.






