Fan de sushi ? Vous avez peut-être déjà ressenti un malaise après en avoir dégusté. Si vous avez mis cela sur le compte du manque de fraîcheur, sachez que le véritable coupable pourrait être un vers appelé anisakis. Présent dans le poisson cru ou mal cuit, ce parasite peut rester discret tout en étant problématique pour la santé.
Les symptômes de l'anisakiase
La consommation d'anisakis peut entraîner des symptômes similaires à ceux de la grippe intestinale. Les manifestants incluent :
- Diarrhées
- Vomissements
- Douleurs abdominales
Ce phénomène est désigné sous le nom d'anisakiase. Heureusement, la plupart des cas se traitent d'eux-mêmes au bout de quelques jours, et il est rassurant de savoir que ces vers ne survivent pas longtemps à l'intérieur de l'être humain. Toutefois, ils continuent à se multiplier dans l'océan, affectant ainsi une variété d'espèces marines, y compris des mammifères comme les baleines et les dauphins.
Une explosion de la population d'anisakis
Une étude réalisée par l'Université de Washington en 2020 a révélé une croissance significative de la population d'anisakis, avec une augmentation de 283 fois entre 1978 et 2015. Le cycle de vie de ce parasite commence avec le plancton, qui devient la proie de poissons plus gros, entraînant ainsi une chaîne alimentaire qui favorise la prolifération d'anisakis. Les mammifères marins, à leur tour, peuvent héberger ces vers et les propager dans leur environnement.
Conseils pour consommer des sushis en toute sécurité
Les chefs expérimentés dans la préparation de sushis et de crustacés sont généralement aguerris à repérer ces vers, qui peuvent atteindre jusqu'à 2 centimètres de long. Cependant, tous ne sont pas visibles lors des contrôles. Pour minimiser votre risque, il est conseillé de :
- Inspecter la chair de vos sushis après les avoir coupés.
- Choisir des établissements réputés pour leur qualité et leur sécurité alimentaire.
Rester vigilant lors de la consommation de poisson cru est essentiel pour éviter toute mésaventure liée à des parasites marins possibles.
Source : 'Sushi parasites' have increased 283-fold in past 40 years, School of aquatic and fishery sciences.







