Frites, poulet pané, pizza, hamburger... Ces aliments suscitent souvent un engouement unanime malgré leur impact négatif sur la santé. Une étude récente suggère que cela pourrait être lié à une molécule addictive générée par la combinaison de sucres et de graisses pendant la cuisson et la friture.
Une nouvelle étude publiée dans la revue eLife indique que les produits transformés, riches en matières grasses, peuvent leur popularité à une molécule naturellement présente dans leur structure.
Des chercheurs du Buck Institute for Research on Aging, situé à Novato en Californie, ont constaté que ces composés chimiques présents dans les aliments cuits et transformés peuvent stimuler l'appétit.
Malheureusement, ces molécules ont également été associées à diverses maladies liées à l'âge, telles que le diabète, la résistance à l'insuline, et la maladie d'Alzheimer.
Les AGE : la clé de notre appétit pour des plats savoureux
Ces molécules, appelées AGE (produits finaux de glycation avancée), se forment lorsque les sucres se lient aux protéines et aux graisses pendant la cuisson. "Une grande quantité de données suggère que ces aliments riches en AGE peuvent augmenter l'appétit chez l'homme", explique Pankaj Kapahi, professeur au Buck Institute et auteur principal de l'article, dans un entretien avec Newsweek.
Il affirme également que "l'utilisation des AGE pour créer des saveurs addictives est très répandue dans l'industrie alimentaire et n'est pas régulée".
Impact des AGE sur la santé : entre plaisir et risques
Les recent travaux scientifiques ont montré que ces AGE augmentent la sensation de faim. Lors de l'étude, ils ont observé que chez des vers de très petite taille, une concentration élevée d'AGE provoquait non seulement une augmentation de l'apport alimentaire, mais aussi des comportements de recherche de nourriture et des signes de neurodégénérescence.
De plus, les AGE ont été liés à plusieurs maladies comme le diabète de type 2, la résistance à l'insuline, et la maladie d'Alzheimer. Ils sont également associés à une augmentation de l'inflammation, accélérant ainsi le processus de vieillissement.
Selon Kapahi, "notre recherche montre que l'accumulation d'AGE est liée à des maladies telles que l'obésité et les troubles neurodégénératifs". Limiter l'accumulation de ces molécules pourrait être une approche pertinente pour lutter contre l’augmentation mondiale de l'obésité et d'autres affections liées à l'âge.
Alors, comment réduire l'impact des AGE dans notre alimentation ? Il est conseillé de modifier les méthodes de cuisson. "Les aliments cuits à haute température, comme ceux au barbecue, au four ou grillés, génèrent plus d'AGE que ceux cuits à la vapeur ou bouillis. En général, les aliments d'origine végétale contiennent moins d'AGE s'ils ne sont pas trop cuits", concluent les scientifiques.







