Ce vendredi, le ministère de l'Agriculture a révélé un nouveau scandale sanitaire impliquant de la viande avariée polonaise circulant en France. Voici les faits.
Lors d'une annonce au début du mois, le ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, a indiqué que 800 kg de viande avariée avaient été expédiés vers neuf entreprises en France. À l'heure actuelle, les services sanitaires du ministère ont intercepté et détruit plus de 500 kg. En ce qui concerne le reste, l'incertitude règne : « Ils pourraient avoir été commercialisés ou stockés dans des frigos », a précisé le ministre, qualifiant cet événement de « fraude économique et sanitaire venant d'un abattoir polonais ».
Les circonstances alarmantes
Qu'est-ce qui a causé cette alerte ? Le ministre de l'agriculture polonais a divulgué des informations cruciales, révélant qu'au sein d'un abattoir à Kalinowo, des vaches malades avaient été abattues illicitement, sans l'approbation des vétérinaires. Bien qu'il ait qualifié cet incident d'« isolé », il soulève des questions sérieuses sur les normes de sécurité sanitaire.
Recommandations et vigilance des consommateurs
Au total, 2,7 tonnes de viande avariée ont été vendues non seulement en France, mais aussi dans d'autres pays européens, dont la Finlande, la Hongrie et la Roumanie. En Pologne, 7 tonnes issues du même abattoir ont été distribuées à une vingtaine de points de vente.
L'association de consommateurs UFC Que Choisir exhorte les autorités à divulguer les marques, produits et numéros de lots des articles potentiellement concernés. De plus, elle recommande vivement aux consommateurs de privilégier les produits avec une origine clairement indiquée, plutôt que ceux utilisant l'étiquette vague « UE ». Cette suggestion est cruciale pour garantir la sécurité lors des achats.







